Le-chat-pitre-1, ou le début du commencement

                    Bienvenue à tous, amis et nouveaux lecteurs, curieux passants ou futurs abonnés, merci d’avoir franchi le premier pas crucial et fatidique, celui de cliquer sur le bouton du premier post de la souris vagabonde ! Peut-être êtes-vous tombés par mégarde sur cette page  en cherchant des informations poussées sur la Reithrodontomys megalotis dychei ou plus communément connue, sous l’appellation « souris des moissons ». Mon défi est donc de vous retenir un peu plus longtemps sur ce blog, parce que bon, vous aurez tout le temps de découvrir pourquoi diantre cette espèce est en péril au Canada.

                             Mais alors, si l’on ne trouvera pas de plus amples informations sur les dangers réels  auxquels ce petit animal est confronté ici, que contiendra donc cet énième blog, page parmi tant d’autres sur la toile édulcorée du net où se côtoient réflexions philosophiques sur la mort après la vie, astuces beauté pour essayer d’être moins laid,  et dernières révélations cocasses de Flavie Flament dont je me fous éperdument, entre deux débats d’une envergure rare dans la cour de récré des élections US ?

                                    Eh bien, dieu m’en garde, rien de tout ceci ! 1 : Cela fait plusieurs années que je n’ai plus de télé chez moi, et de 2 d’ailleurs, depuis Juin dernier, je n’ai plus non plus de chez moi tout court puisque je suis partie avec mon partner in crime faire un nouveau road-trip en Amérique du Nord ! Qui eût cru qu’un jour, alors que je suis en ce moment au Mexique, je sortirais de mon petit village où il y avait à l’époque plus de vaches que d’habitants pour dépasser le périmètre de sécurité des Landes pour aller avec audace… au Pays basque ? Sacrée bravade, vous en conviendrez.

                              Si l’on m’avait dit que je parcourrais des dizaines de kilomètres avec mon sac à dos et mon complice de toujours pour seule compagnie, j’aurais ri à gorge déployée, et continué à lire les mille et une nuits pour la vingtième fois.  Et pourtant, depuis 2008, l’année où tout a basculé, je me suis bien tapé 28 heures de bus pour relier Nottingham à Paris en pleurant mon Erasmus déjà terminé. Et des milliers de kilomètres pour me mettre la tête à l’envers et ramasser des oranges avec allégresse en Australie… J’ai appris une chorégraphie Bollywood dans le Gurajat pour le mariage d’une amie indienne… J’ai cohabité dans une petite chariot aménagée au milieu des kiwis (les habitants de Nouvelle-Zélande bien sûr, pas les fruits charnus qui en ont fait la réputation)… J’ai enseigné au fin fond du Donbass ukrainien dans une cité U morose gardée par des babouchkas affaissées… Je me suis même installée sur un tout petit caillou qu’on appelle Jersey, en face de St Malo, et pas de New York… Oui, je sais, c’est moins glamour, mais c’était chouette.

                            Et c’est tout ce fatras de souvenirs, d’anecdotes et de rencontres que je vais essayer de démêler et de vous raconter tout au long de ce blog à travers ces pays traversés, du Pérou aux Philippines en passant par le Sri Lanka. Ce sera surtout un espace pour partager mes futures réflexions sur le monde qui nous entoure ainsi que mes ressentis sur ce que ces années sur la route ont transformé chez la petite fille en moi qui s’était toujours promis de vivre un jour chez les Britanniques… ces Anglais qui m’ont toujours fascinée, même avec leurs petits pois fluo, leur lait salé infect et leur macaroni cheese en boîte. Parce que mine de rien, j’en ai fait du chemin depuis ces fameuses vacances en famille, à traverser toute la France en vieille bagnole chargée à ras bord, à demander toutes les cinq minutes « c’est quand qu’on arrive »avec mon frérot.  Oui, mes parents y sont sans doute pour quelques chose si je garde toujours cette curiosité et cette envie d’apprendre sur les autres, sur moi, d’apprendre tout court.

                       Alors, ces bribes d’une vagabonde, ce sera en somme un joyeux brouillamini qui n’aura pas d’autre prétention que celle de vous faire réagir et sourire le temps d’une lecture, car, qu’on se le dise, l’aventure, c’est beau, c’est magnifique quand on est rentré au chaud chez soi, qu’on n’a pas besoin de batailler pour trouver de l’eau chaude ou potable et qu’un lit douillet nous attend après un repas qui n’est pas le même depuis une semaine !

                    Comme l’a dit avant moi et de manière plus délicate l’auteur Louis L’Amour : « Adventure is just a romantic name for trouble ». Alors, si vous vous foutez de cet écrivain mais que vous désirez connaître l’envers du décor d’un road trip à deux et qui fait le ménage dans un espace si minuscule (spoiler, ce n’est pas celui qu’on croit), suivez le prochain article ! Ou revenez si vous avez d’autres questionnements sur le voyage… par contre, je préfère vous prévenir, vous n’aurez droit à aucune réduction sur vos billets d’avion en souscrivant à mon blog !

17 réflexions sur “Le-chat-pitre-1, ou le début du commencement

  1. Bravo à toi cousine!te lire est un plaisir à chaque ligne écrite.tu mélanges élégamment humour,littérature et confidence.
    Je suis fière de toi!!
    J’attends désespérément d’acheter ton futur livre ..
    Gros bisous!

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s