Le chat-pitre je-ne-sais-plus-combien, où la souricette reprend enfin du service !

            Mercredi 01 Novembre. Un jour après le 31, un jour avant le 02. (Dis donc, des mois pour pondre cette introduction, plutôt RATée, pour une souris). Après des semaines d’absence honteusement assumée, je me remets enfin derrière le clavier pour reprendre le fil de mes chats-pitres si injustement mis de côté. Figurez-vous qu’il y a peu, WordPress m’a souhaité un happy-birthday-to-you-souricette-du-net (non pas celui de mon auguste naissance), mais celui de ce blog car, dieu que le temps passe vite sur cette folle Terre, il paraîtrait que j’aie posé la première pierre de mon petit édifice chatoyant le 26 Octobre dernier. Je ressens à travers l’écran que vous en êtes tout aussi émus que moi-même, et que ce soir, vous allez boire un verre de Pastis, de Ricard ou d’Ouzo à la santé des Bribes et vous auriez bien tort, parce que c’est franchement infâme, pour ne pas dire fichtrement dégueulasse. Oui, il fut un temps où j’en buvais joyeusement, avant chaque musette de village voisin. Ah, l’ardeur de la jeunesse. J’avais même le bon goût d’y ajouter du sirop de menthe pour en fabriquer un perroquet, et pour vérifier des théories physiquo-quantiques quant à l’effet chimique dégobillonnaire qui agirait après avoir bu toute une volière de répète jacquots. Non, je ne vous livrerai pas les résultats de cette expérience hautement confidentielle pour le bien de l’humanité tout entière.

                Serait-il l’heure de vous confier plutôt qu’en cette année qui vient de s’écouler, il s’en est passé des vertes et des pas mûres, des péripéties et des rebondissement sacrément gratinés, pour dire que la tartiflette de mamie à côté, c’est du Mimisiku ! (Pipi de chat pour les non-néophytes du grand cinéma d’auteur, qui n’auraient jamais vu « Un indien dans la ville », un chef d’oeuvre de classicisme gothique avant-gardiste). Et voilà qu’elle s’égare et qu’elle étale ses connaissances filmiesques ! Non, non, non, on se focus, et on se concentrate ! L’année aura donc été quelque peu… tumultueuse ! Depuis le Mexique, jusqu’aux Alpes, puis du Portugal au Maroc dans une voiture peu recommandée et recommandable pour de tels trajets au « bled », puis un bout d’été chez la sista de mon compagnon avant de savoir à la fin Août qu’il nous fallait vite partir dans le nord du nord de la France -et quand on vient du Sud-Ouest, la Picardie, c’est l’équivalent de l’Arctique, à la différence que l’Arctique, au moins, ça fait rêver- pour trouver un appart en quelques jours pour être opérationnelle au 1er septembre dans mon nouveau job de vraie enseignante ! Car c’est bien connu, on n’est et on ne devient un vrai prof, que quand on est entré dans le clan très fermé de l’Education Nationale.

                Et c’est comme cela, que trois mois après, nous revoilà sur les bords du tourniquet de la vie, à tout devoir rempaqueter dans des cartons et des boiboîtes pour aller se freezer les plumes dans les Alpes. Quwaaaaaaa? Mais, what-happened-que-s’est-il-donc-passé-que-se-passe-t-il-nom-d’un-bouchon-de-cidre-fermier ? Non, les Picards ne nous auront pas été fatals. Alors, je vous passerai gentiment tous les détails de la décision du pourquoi du comment du quiddam puisque j’ai dû les égrener à plusieurs reprises et qu’il fallait être béton parce qu’on voulait pas me laisser quitter la grande maison si facilement (paraît-il que je suis dans le bon domicile, mais qu’il faut que je trouve ma pièce) et surtout, parce qu’en fait, ceux qui me connaissent très bien sauront exactement les raisons profondes qui ont orienté mon choix, pas si cornélien que ça en fait.

                  Même si… même si… ben j’ai versé quelques larmichettes devant mes élèves en partant (oh la te-hon!!!), même si j’ai la rage de les laisser derrière, aussi démunis, même s’ils m’ont fatiguée le peu d’heures que je les avais (Jean, ta casquette/Jules, tes écouteurs/Pauline, ton sac/Amélie, ton téléphone/Renaud, tes pieds/Astrid, tes affaires/Oui, on écrit tout/Laurine, retourne-toi/Enzo, on ne dit pas de gros mots, non « ferme-la fils de p* c’est pas très gentil pour Gaël…) (Par souci d’anonymat, tous les noms ont été modifiés, toute ressemblance avec une autre classe de lycée ou de collège, est totalement pas fortuite). Même si je rentrais à la maison le sac rempli de wesh, de walla, de « sur la vie de ma mère, j’ai rien fait » (justement, il est 12h45, il serait temps que tu ouvres ton cahier), je suis partie le cœur gros parce que putain purée de petits pois, on s’y attache à ces gamins !

               Tout ça pour dire, parce qu’on va pas épiloguer sur cette parenthèse dans ma petite vie, que je ne regrette en rien tout ce qui a été entrepris depuis ce jour où j’ai cliqué sur le bouton « publier » de mon modeste blog. Je crois que tout fait sens en quelque sorte et suis encore plus certaine aujourd’hui qu’on se doit toujours, de décider de ce qui est bon ou non pour soi, quitte à devoir contrarier certains plans. Actuellement, je ne sais pas du tout de quoi demain sera fait, mais mon sac fourre-tout regorge de plein de plans sur la comète pour essayer de rebondir sans écraser mes lunettes invisibles au passage. Ce dont je suis certaine par contre, c’est que, comme me l’ont dit beaucoup de mes collègues dans ce contexte-là, bien particulier : la lâcheté serait de rester. Parce que rester, au fond, c’est malgré tout, accepter.

               C’est sur cet air éminemment prophétique que je vais conclure ce nouveau chat-pitre où la souricette daigne (enfin!!!!) sortir de sa léthargie estivalautomnale et je vous promets à tous une plus grande constance à l’avenir, puisque je n’ai plus l’excuse de la surcharge pondérale du travail, et souhaite à tous mes terribles élèves de ne jamais oublier qu’eux aussi, ont le droit d’avoir le choix ! Peace, flex et quinoa ! A vite les lecteurs !

 

 

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